Archives par mot-clé : France

Alès Charbon

Ce petit coin de France ou les gens roulent très mal, est oublié des mémoires, mis à part Les fous chantants, il ne se passe plus beaucoup de choses dans cette ville de 40 OOO habitants.

Il ya quelques décennies elle était pourtant florissante grâce à l’or noir que l’on extrayait de ses collines( et son Fer). Ce passé est loin il n’en reste pourtant pas rien .

A commencer par son Crassier: c’est un terril de déchets d’extraction, principalement des roches stériles comme des schistes mais aussi pas mal de charbon. Le fait qu’il y a ai beaucoup de charbon a provoqué un problème: suite a un incendie proche, le terril s’est mis à se consumer et cela dure depuis 2004, un deuxième crassier, plus allongé, a été littéralement labouré et arrosé pour être éteint, le plus grand lui a été laissé a se consumer car son extinction était trop compliquée.

De 1985 à 2014 la mine école qui avait été ouverte en 1945 afin de former les futurs mineur et boiseurs, avait été reconvertie en Musée: « La Mine temoin« 

Malheureusement, en 2014 suite au glissement du crassier situé en partie au dessus, la fermeture de la mine musée a etait decidé, en attente de trouver des financements et une volonté politique afin de revoir toute la securité du musée et le rouvrir. A ce jour ( 2020) le musée est en semi abandon.

Les batiments extérieurs d’accueil sont vides, tout est cadenassé, et les berlines et autre matériels de mine rouillent lentement sous le soleil ecrasant.

Malgré cela la ventilation fonctionne toujours, permetant d’aérer les galeries.

Depuis Ales on remarque le Crassier imposant qui fume meme en eté, un chevalement sur le flanc de la coline (qui n’est pas issu de ces houillères mais d’une mine d’asphalte de la region) ainsi qu’une lampe de mineur géante.

Il est possible de se balader autour du cone du crassier mais pas de s’en approcher trop car les risques de brulures graves sont reels.

La majorité de l’extraction de la houille du bassin s’est faite dans les villes alentour, et s’est terminée en 1978 au Puits Ricard, à Grand Combe.

Le Bassin houiller des Cévennes détient même le record de production annuel Français : 3 millions de Tonnes !

[UPDATE] le musée à rouvert avec ses 700m de galeries ! :

https://www.ales.fr/sortir-bouger/musees/mine-temoin/

Allons voir ça de plus près :

[ngg src= »galleries » ids= »167″ display= »basic_thumbnail » thumbnail_crop= »0″ images_per_page= »40″ number_of_columns= »2″ ajax_pagination= »1″ display_view= »default-view.php »]

Les ocres du Sud

Il fait chaud, trop chaud en ce mois d’aout, alors on s »est mis au frais…

et puis on est un peu venu la pour ca 😉

Il existe, en France plusieurs gisements d’ocre.

L’ocre est un sable composé d’argile, d’hydroxide ferreux et de sable (quartz).

Son extraction se fait en galeries souterraines (ce qui va nous intéresser ici, ou à ciel ouvert, une fois « miné » il faut laver le sable afin d’en retirer le sable, ce que l’on cherche à obtenir ici c’est la poudre colorante.

les hydroxydes de fers sont de trois variantes majeures, orange, brun et jaune. d’autres teintes peuvent se trouver ou peuvent êtres obtenues par chauffage.

Nous allons nous intéresser au gisement le plus connu: celui du sud

Nous avons déjà visités la dernière extraction d’ocre en puisaye:

carriere d’ocre

Cette fois dans le Sud il y a beaucoup de carrières, même énormément !

On ne sais pas ou aller pour deux raisons: il ya trop d’entrées, et il y a beaucoup de maisons partout… mais on fini toujours par trouver ! même si des fois on termine dans le jardin d’une villa 😉

Surtout que vous pouvez dépenser des euros pour le sentier des ocres à Roussillon, mais bon quand c’est gratuit, naturel et préserve, y’a photo !

Petite entorse a cette idée, on a visité la Mine de Bruoux, c’est payant mais c’est grandiose, ça vaut la visite !

On y apprends beaucoup de choses:

Dans les extractions d’ocre de la région on extrait par galeries, hautes et avec une voute au ciel.

Les mineurs sont deux sur le front: un gaucher un droitier, car on creuse d’abord les cotés et la voute, pour ensuite extraire sans ménagement le centre de la galerie.

Le travail se fait à la pioche et a la pelle, les pioches s’usent vitent le sable est tres abrasif: les carriers usent en moyenne 6 pioches par jour !

Les volumes extraits en souterrain sont colossaux, on s’en rends compte en visitant le mine de bruoux ou un plan partiel est affiché. Presque chaque colline est percée de part en part, et les galeries peuvent allègrement dépasser les 10 mètres de hauteur.

Le sur creusement était aussi fréquent, toujours au bruoux, les carriers pompaient l’eau pour descendre sous la nappe phréatique et beaucoup d’extractions se faisaient sous ce niveau.

Nous y sommes allés en été en pleine canicule ce qui est vraiment pas la bonne idée, la recherche d’entrées est très pénible, et le choc a la sortie est brutal.

Nous y retournerons car on est loin d’avoir tout vu !

on fait un petit tour ?

[ngg src= »galleries » ids= »166″ display= »basic_thumbnail » thumbnail_crop= »0″ ajax_pagination= »1″ display_view= »default-view.php »]